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Enseignement supérieur et IA : cessons d'avoir peur, commençons à choisir

Les universités et écoles ne peuvent plus se contenter de commissions d'éthique. Elles doivent choisir ce qu'elles veulent enseigner à leurs étudiants dans un monde où l'IA rédige, code et raisonne.

Par Tribune libre, par le collectif des enseignants-chercheurs azuréensLecture 6 min
Amphithéâtre universitaire

Nous sommes une trentaine d'enseignants-chercheurs de la Côte d'Azur. Nous enseignons l'informatique, les mathématiques, l'ingénierie, le droit, la philosophie. Nous partageons un constat : nos institutions doivent cesser de commenter la vague IA et commencer à prendre position pédagogiquement.

Trois postures possibles

On peut interdire — mais l'interdiction est déjà contournée. On peut laisser faire — et abdiquer notre rôle. On peut enseigner à penser avec l'IA — c'est la seule posture qui nous paraît sérieuse.

Cours dans un openspace universitaire

Ce que nous voulons enseigner

Nous voulons enseigner l'esprit critique face aux réponses générées. Nous voulons enseigner le geste précis du prompt, la vérification des sources, l'articulation entre raisonnement humain et raisonnement machine. Nous voulons enseigner le doute.

« La pire chose serait de former des étudiants qui font confiance à l'IA parce que personne ne leur a appris à en douter. »

un enseignant signataire

Ce que nous demandons à nos institutions

Nous demandons des cadres pédagogiques nationaux clairs, des budgets pour former les enseignants, et une évaluation honnête des compétences. Sans ces trois piliers, nos réformes seront des rustines.

L'IA n'est pas une menace pour l'enseignement supérieur. Elle est un miroir. Ce qu'elle nous renvoie, c'est notre propre exigence pédagogique.

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