Côte d'Azur
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Édito

La Côte d'Azur peut-elle devenir la Silicon Valley européenne ?

La question fait sourire, ou irriter. Elle mérite pourtant d'être posée sérieusement. Édito.

Par Antoine MercierLecture 5 min
Parc de Sophia Antipolis vu du ciel

Poser la question, c'est déjà s'exposer. La Silicon Valley est un mythe, un modèle et un piège à la fois. La Côte d'Azur, avec ses spécificités méditerranéennes, ne deviendra jamais un décalque de la baie de San Francisco. Cela ne dit rien de son potentiel réel.

Ce que la Côte d'Azur a

Une densité rare de laboratoires publics, une école d'ingénieurs internationale, un tissu industriel diversifié, un cadre de vie envié, une proximité avec plusieurs métropoles européennes. C'est déjà beaucoup.

Ce qui lui manque

Un capital-risque de série B et de série C véritablement local. Une capacité à retenir les talents partis à Londres, Berlin ou Zurich. Une politique de logement et de transport à la hauteur de son attractivité. Sur ces trois plans, il reste du travail.

« Nous n'imiterons personne. Notre voie sera méditerranéenne, ou elle ne sera pas. »

un directeur de laboratoire sophipolitain

Ce que la Silicon Valley nous apprend

La Silicon Valley n'est pas seulement un écosystème économique : c'est un imaginaire collectif. Les ingénieurs y viennent parce qu'ils croient à quelque chose. La Côte d'Azur doit se construire son propre imaginaire, sobre, exigeant, méditerranéen.

Peut-elle devenir la Silicon Valley européenne ? Non. Peut-elle devenir la Côte d'Azur du numérique européen ? Oui, à condition de le vouloir vraiment.

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