On célèbre nos ingénieurs à l'étranger. On peine à leur donner, en France, la place qu'ils méritent dans les décisions stratégiques. Ce paradoxe n'est pas nouveau, mais il devient coûteux à l'heure où la souveraineté logicielle devient un enjeu politique majeur.
Une formation solide
La qualité de nos écoles d'ingénieurs et de nos universités techniques reste, dans l'ensemble, remarquable. Les ingénieurs formés en France s'imposent à l'international, souvent aux postes les plus techniques des grandes entreprises mondiales.
Une valorisation timide
Mais la valorisation professionnelle de l'expertise technique reste modeste. Les carrières les plus rémunératrices, dans beaucoup de nos grandes entreprises, passent par le management ou la finance, rarement par l'excellence technique pure.
« Nous formons des architectes que nous employons trop souvent comme chefs de chantier. »
Ce que la Côte d'Azur peut apporter
La Côte d'Azur, avec sa densité de laboratoires publics et son tissu de PME technologiques, offre un terrain propice à une revalorisation concrète de l'expertise. Certaines jeunes pousses azuréennes le font déjà, en construisant des carrières techniques longues et bien rémunérées.
Si nous voulons peser dans le concert mondial, nous devons cesser de considérer l'ingénieur comme un exécutant. C'est une décision collective — culturelle, salariale, politique.
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