Il faut sortir de l'autoroute, remonter une petite route sinueuse et pousser une lourde porte en bois pour trouver le bureau de Sarments Connectés. Officiellement, c'est un cellier. Officieusement, c'est le siège d'une greentech varoise qui commence à faire parler d'elle.
Le pari du sous-sol
Là où beaucoup s'intéressent au feuillage ou au climat, la jeune pousse a fait un choix inverse : mesurer, au plus près des racines, la disponibilité réelle en eau. Les capteurs, autonomes et biodégradables à moyen terme, remontent leurs données par LoRa.

Un modèle assumé de proximité
Les fondateurs, l'un ingénieur agronome, l'autre développeur logiciel, ont refusé les projections démesurées. « Nous voulons cent domaines rentables, pas mille domaines démonstrateurs », explique Antoine Rey.
« La donnée agricole n'a de valeur que si elle change une décision. Sinon, c'est du décorum. »
La sécheresse comme moteur
Le contexte joue pour la startup. Les préfets varois ont durci les restrictions d'usage de l'eau, et les vignerons cherchent des données précises pour argumenter auprès des services de l'État. « Nos capteurs deviennent aussi un outil politique », reconnaît Antoine Rey.
Un premier partenariat européen se profile, en lien avec un laboratoire espagnol. La startup pourrait, à moyen terme, essaimer vers la Catalogne et le Latium.
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