Trois cofondateurs, huit chercheurs, deux robots de pipetage : Nueva Bio ne fait pas dans le clinquant. Mais la biotech marseillaise, lancée à l'AP-HM en 2023, vient d'ouvrir un centre de R&D sur le plateau de Sophia Antipolis, une décision qu'elle assume sans ambiguïté.
Un pari géographique
« Nous restons marseillais dans nos gènes, mais l'écosystème sophipolitain nous offre quelque chose que Marseille n'a pas encore complètement : une densité d'équipes IA et d'ingénieurs data à quelques minutes de nos paillasses », explique Sofia Renault, présidente et cofondatrice.

Une plateforme, pas un produit
Nueva Bio ne vend pas un médicament. Elle vend une plateforme d'analyse d'échantillons destinée aux laboratoires hospitaliers. « Nous sommes des tuyaux, pas une marque grand public. Cela nous convient très bien. »
« Le vrai luxe, en biotech, c'est de rester concentré. Nous avons refusé trois pivots, et c'est notre meilleure décision. »
La question du financement
La levée de série A, prévue à l'automne, sera le premier vrai test. La jeune pousse a jusqu'ici fonctionné avec des subventions publiques et un tour d'amorçage régional. « Nous voulons des investisseurs européens, capables de comprendre nos temps longs. »
Nueva Bio incarne une tendance : la biotech marseillaise se déploie vers l'Est. À terme, un axe Marseille–Sophia–Nice pourrait devenir l'un des couloirs de santé numérique les plus intéressants du continent.
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