À Nice, dans un immeuble haussmannien du carré d'Or, une équipe de neuf personnes travaille à faire disparaître ce qu'ils appellent « la fatigue du soir ». Mentorio, jeune pousse fondée en 2024 par deux anciens professeurs, entend redonner un peu de plaisir aux révisions.
Un pari sur la personnalisation
La plateforme fonctionne par parcours : quiz, fiches, sessions de spaced repetition, mini-vidéos. L'IA n'y est pas mise en avant, mais elle ajuste discrètement le rythme et repère les fragilités.

Des enseignants dans la boucle
Le partenariat avec plusieurs lycées de l'académie de Nice a été décisif. « Nous ne remplaçons pas les profs, nous leur rendons du temps », insiste Amélie Boucher, cofondatrice.
« Les élèves n'ont pas besoin de plus de contenus, ils ont besoin d'un cap. Notre IA sert à ça. »
Un modèle économique prudent
Mentorio facture les établissements plutôt que les familles, pour éviter le piège du marketing anxiogène auprès des parents. Le pari est risqué : la commande publique est lente, mais elle stabilise l'entreprise.
La startup vise cinq nouvelles académies pour la rentrée. Aucun tour de table n'est pour l'instant à l'ordre du jour.
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