Chez un assureur niçois, dans une PME industrielle du Var, dans une compagnie logistique de Sophia Antipolis et dans une banque privée monégasque : quatre déploiements, quatre trajectoires, une constante. Le temps de la promesse est passé, celui du travail commence.
Le premier bilan : sobriété
Les DSI interrogés convergent : les agents autonomes déployés il y a un an étaient trop ambitieux. « Nous avons ramené la voilure. Nos agents traitent aujourd'hui des tâches bien délimitées, avec un humain en supervision permanente », résume la DSI de l'assureur niçois.

Trois cas d'usage qui marchent
Le triage documentaire, la génération de premiers projets de réponse et la rédaction de comptes rendus internes sortent gagnants. « Sur ces trois cas, le ROI est démontré », confirme le responsable IT de la PME varoise.
« Nous avons appris à dire non à l'IA. Ce n'est pas un aveu de faiblesse, c'est un signe de maturité. »
Les échecs, souvent tus
La génération autonome d'emails clients, la gestion complète de tickets support ou la relation fournisseur ont, elles, généré plus de problèmes que de gains. « Nous avons dû retirer un agent au bout de trois mois, il induisait des erreurs coûteuses », reconnaît la banque monégasque.
La question du modèle utilisé
Deux entreprises sur quatre ont fait le choix explicite de modèles européens, y compris quand cela impliquait de sacrifier un peu de performance brute. « La conformité, le stockage local et la maîtrise des logs comptent plus que les 5 % de meilleure exactitude d'un concurrent américain », résume le responsable IT de la compagnie logistique.
Un an après, la mode est passée. Ce qui reste, c'est un métier — celui d'ingénieur d'agents IA — que la région commence à structurer autour de formations dédiées.
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